Un plat à la cuillère, sans prétention, mais profondément mémorable.
La Zuppa Inglese littéralement : soupe anglaise, n’a rien d’une soupe, mais tout d’un trifle italien irrésistible. Ce dessert emblématique d’Émilie-Romagne (et particulièrement de Bologne ou Parme) superpose des couches de génoise ou savoiardi, alternées avec une crème pâtissière vanillée et une crème au chocolat intense.
Le résultat ? Un entremets moelleux, coloré, parfumé et décadent qui raconte une histoire : née au XIXe siècle comme une imitation italienne du trifle anglais, revisité par des cuisiniers italiens à partir d’ingrédients locaux.
Elle cartonne sur les tables festives et les réseaux : élégante sans être compliquée, elle impressionne à tous les coups.
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Pourquoi elle fait craquer tout le monde ? Les biscuits gorgés de sirop libèrent une saveur florale et épicée, la crème vanille apporte une douceur réconfortante, et la couche chocolatée ajoute du contraste amer-sucré. C’est un dessert qui se prépare à l’avance (mieux même : il gagne en goût au frigo), parfait pour un dîner entre amis ou une fin de repas dominicale. Et si l’Alchermes est introuvable ? Un sirop rouge à base de grenadine + rhum ou marsala fait l’affaire sans trahir l’esprit.
Les secrets pour une Zuppa Inglese authentique
La clé : une crème pâtissière bien épaisse (pas trop liquide pour tenir les couches), des biscuits imbibés mais pas détrempés, et du bon sirop à base de grenadine pour cette couleur rouge iconique. Traditionnellement servie en grand plat transparent pour admirer les strates, ou en verrines individuelles pour plus de chic. Santé ? Raisonnable en portions : œufs et lait pour les protéines, mais c’est un plaisir gourmand assumé !
Ma recette signature : Zuppa Inglese classique (version savoiardi pour la simplicité)
Pour 6-8 personnes
Préparation : 45 min + repos
Cuisson : 20 min pour les crèmes
Ingrédients
Pour la crème pâtissière vanille
- 500 ml de lait entier.
- 1 gousse de vanille (ou 1 c. à café d’extrait).
- 4 jaunes d’œufs.
- 100 g de sucre semoule.
- 40 g de farine (ou fécule de maïs pour plus de légèreté).
Pour la crème chocolat
- 500 ml de lait entier.
- 4 jaunes d’œufs.
- 100 g de sucre.
- 40 g de farine.
- 80-100 g chocolat noir 70 % haché.
Le sirop
- 200 ml de sirop de fruits rouges (ou mélange : 100 ml d’eau + 50 ml rhum + 50 ml grenadine + 2 c. à soupe de sucre).
- Option : un peu d’eau pour diluer si trop fort.
Assemblage
- 300-400 g de savoiardi (ou biscuits à la cuillère / ladyfingers).
- Cacao amer en poudre pour saupoudrer.
- Optionnel : copeaux de chocolat noir, amandes effilées grillées ou cerises amarena pour décorer.
Étapes
- Crème vanille : Faites chauffer le lait avec la gousse fendue (et graines grattées). Dans un bol, fouettez jaunes + sucre jusqu’à blanchiment, incorporez la farine. Versez le lait chaud en filet sur le mélange en fouettant vivement. Remettez dans la casserole, cuisez à feu moyen en remuant constamment jusqu’à épaississement (nappe la cuillère). Retirez du feu, ajoutez la vanille. Filmez au contact et laissez refroidir.
- Crème chocolat : Même procédé que la vanille, mais ajoutez le chocolat haché hors du feu à la fin, remuez jusqu’à fonte complète. Filmez et refroidissez.
- Montage : Dans un grand plat transparent ou verrines, commencez par une couche de savoiardi rapidement trempés dans le sirop (ne les laissez pas s’effriter). Recouvrez de crème vanille. Répétez : savoiardi imbibés + crème chocolat. Terminez par une couche de crème (vanille ou chocolat), saupoudrez généreusement de cacao amer.
- Repos : Filmez et placez au frigo minimum pendant 4h (idéal : une nuit). Décorez au dernier moment avec copeaux de chocolat ou fruits.
- Servez frais : chaque cuillère révèle les strates moelleuses, le rouge vibrant et le contraste vanille-chocolat. C’est addictif !
Un classique italien qui parle encore à notre époque
La Zuppa Inglese ne cherche pas à impressionner. Elle raconte une histoire de transmission, de cuisine familiale et de plaisir immédiat. Dans un paysage culinaire en quête de sens et de simplicité, ce dessert rappelle qu’il suffit parfois de peu pour marquer les esprits.







