Difficile de résister à une brioche tressée encore tiède, juste sortie du four. Moelleuse et légèrement filante, elle devient vite un incontournable du week-end, et fait oublier celle du commerce.
Il y a des matins où une simple tartine ne suffit pas. On veut quelque chose de plus doux, qui embaume la cuisine et change l’ambiance. Cette brioche, je l’ai faite par curiosité… et elle est vite devenue une habitude.
La première fois, c’était un weekend, sans plan précis. Puis j’y suis revenu. Ce n’est pas compliqué, il faut surtout du temps. On pétrit, on laisse reposer, et on obtient une brioche bien différente du quotidien.
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Avec les essais, j’ai ajusté : ne pas charger en beurre, travailler la pâte correctement, et surtout laisser le temps faire son travail. Aujourd’hui, je la fais presque machinalement quand j’ai envie d’un petit-déjeuner un peu différent.
Ingrédients (pour 1 brioche)
Pour la pâte :
- 350 g de farine
- 1 sachet de levure boulangère
- 3 œufs
- 80 g de beurre mou
- 50 g de sucre
- 8 cl de lait tiède
- 1 cuillère à café de sel
Pour la finition :
- 1 jaune d’œuf avec un peu de lait
Préparation
- La pâte : on commence simplement la levure dans le lait tiède, quelques minutes pour qu’elle se réveille. Dans un saladier, la farine, le sucre et le sel. Les œufs par-dessus, puis le mélange lait-levure.
On mélange et on pétrit. Au début, la pâte colle un peu, c’est normal. Il faut continuer sans chercher à corriger. Le beurre arrive ensuite, en plusieurs fois. On l’incorpore doucement, en prenant le temps.
Petit à petit, la pâte change. Elle devient plus souple, plus agréable à travailler. - La première pousse : on couvre et on laisse tranquille. La pâte doit gonfler, presque doubler. Selon la température, ça prend plus ou moins de temps, mais en général une bonne heure suffit.
- Le façonnage : on appuie légèrement pour dégazer, puis on divise en trois parts. Chaque morceau est roulé en boudin.
Pour tresser, je pars du centre. Ça permet d’avoir quelque chose de plus régulier. On fait un côté, puis l’autre, et on pince les extrémités. - La deuxième pousse : la brioche repose à nouveau sur sa plaque. On la couvre et on attend encore un peu. Elle prend du volume doucement.
- La cuisson : un peu de dorure au pinceau, sans appuyer. Puis au four, à 180°C, une vingtaine de minutes. Elle doit sortir bien dorée.
Le pétrissage : laisser faire
La pâte peut sembler capricieuse au départ. Elle colle, elle accroche… et on a vite envie d’ajouter de la farine. Mieux vaut éviter.
En pétrissant, elle se transforme. Ça prend quelques minutes, mais on sent la différence. Le beurre aide aussi, il apporte du souple. À la fin, la pâte devient plus lisse, plus facile.
Les temps de repos : ne pas les raccourcir
C’est tentant de vouloir aller plus vite. Mais ça se voit tout de suite sur le résultat. Une brioche qui n’a pas assez levé sera plus dense.
Les deux temps de repos ont chacun leur rôle. Le premier développe les arômes, le second donne du volume.
Le tressage : rester simple
Pas besoin d’être précis au millimètre, mais il faut garder des boudins de taille proche. Sinon, la tresse sera irrégulière.
Commencer par le milieu aide vraiment à garder un bon équilibre.
La dorure : légère
Un passage suffit. Si on insiste trop, la pâte peut retomber un peu.
Au four, la brioche prend une belle couleur, légèrement brillante.
Encore tiède avec un peu de beurre, ou le lendemain passée rapidement au grille-pain… Une fois qu’on y a goûté, difficile de revenir à une brioche achetée.







