C’est officiel : le vent du changement balaie la tente la plus sucrée de M6. Après le départ émouvant de Mercotte fin 2025, Laëtitia Milot a annoncé ce lundi 23 février sur Instagram qu’elle ne rempilera pas pour la saison 15.
“Parce que toutes les bonnes choses ont une fin”, je n’animerai pas la prochaine saison du concours : Le meilleur pâtissier, écrit la comédienne de 43 ans, révélée par “Plus belle la vie”.
Un message sobre mais lourd de sens, qui clôt deux saisons intenses à la présentation. Ce double adieu secoue un format culte depuis 2012, inspiré du Great British Bake Off, où l’exigence pâtissière rime avec convivialité familiale.
La fin d’une Ère Mercotte : L’adieu d’une icône
Mercotte, 83 ans, avait annoncé son retrait après 14 saisons, en larmes lors de la finale de la saison 14. Dans les colonnes du Figaro et sur RTL, elle expliquait sa décision par « une question d’éthique et de décence » face à l’âge : « Il faut savoir s’arrêter à temps ». Cette blogueuse devenue juge impitoyable incarnait l’héritage de la pâtisserie française classique grimoires en main, astuces pointues sur les textures, franc-parler sur les pâtes trop grasses ou les meringues ratées. Son tandem avec Cyril Lignac, complice et bienveillant, faisait la magie du show. Comme elle le confie dans le podcast Censuré relayé par Programme-TV, la production « a beaucoup de mal » à recréer ce couple unique. Même Mary Berry en Angleterre a trouvé une remplaçante plus vite, ironise-t-elle. Mercotte tease un possible retour pour des spéciaux, mais son absence permanente marque la fin d’une transmission rigoureuse et authentique.
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Laëtitia Milot : une parenthèse fraîche et éphémère
Succédant à Marie Portolano en 2024, Laëtitia Milot apportait une énergie nouvelle : sourire contagieux, empathie maternelle (maman d’une petite Lyana), encouragement chaleureux face aux défis. Comme le rapportent Le Parisien et BFM TV, elle a pris le rôle “très à cœur”, devenant confidente des candidats. Son animation humanisait les tensions, un quatre-quarts effondré ou un gratin dauphinois trop sec devenait leçon collective plutôt que drame. Mais après deux ans, elle choisit de revenir à la fiction : “J’ai fait ce choix difficile afin de me consacrer pleinement à mes projets de comédienne, entre autres”. Une ambivalence perceptible dès ses interviews dans Télématin ou Gala : l’animation était un challenge excitant, loin de ses rôles dramatiques, mais une parenthèse. Ce pivot stratégique évite l’enfermement dans un format télé, au profit du cinéma et des séries.
Quel avenir pour l’émission ? Défis et perspectives gourmandes
Ce double départ pose un casse-tête pour M6 : comment renouveler sans trahir l’essence ? Le programme démocratise la pâtisserie maison : bugnes lyonnaises croustillantes, brioches tressées, entremets structurés, twists vegan ou fusion, tout en éduquant à l’équilibre (beurre et sucre avec modération). Les audiences stables autour de 2,5 millions montrent un attachement fort, mais le vide est palpable. Cyril Lignac reste le pilier (co-producteur en plus), mais le jury doit se réinventer. Spéculations en cours : Noémie Honiat (Top Chef) pour succéder à Mercotte ? Une animatrice comme Julia Vignali pour l’animation ? Les fans regrettent déjà cette fin d’une époque sur les réseaux.
En conclusion, ces départs ne signent pas la fin du Meilleur Pâtissier, mais un tournant. L’émission, vitrine de la créativité sucrée française, peut rebondir en misant sur l’innovation, défis inspirés de recettes du quotidien revisitées, talents émergents. La gourmandise reste immortelle : que ce soit un chou farci mijoté ou un mille-feuille parfait, la pâtisserie unit. Rendez-vous à l’automne 2026 pour voir si la magie renaît sous une nouvelle tente.







