mercredi 13 mai 2026

Le concours de la meilleure tropézienne 2026 est un événement gastronomique organisé à Saint-Tropez, dédié à la célèbre tarte tropézienne, une brioche garnie de crème mousseline. Il réunit des pâtissiers professionnels jugés par un jury présidé par Christophe Michalak, champion du monde de pâtisserie.

Saint‑Tropez s’apprête à célébrer l’un de ses desserts les plus iconiques avec un invité de marque. Ce samedi 2 mai, le concours de la meilleure tropézienne 2026 réunira huit candidats triés sur le volet, sous la présidence d’un chef au parcours hors norme : Christophe Michalak, ex‑Champion du monde de pâtisserie, ancien chef pâtissier du Plaza Athénée, et désormais… globe‑trotter gourmand à vélo électrique.

Christophe Michalak, « Monsieur 100 000 volts » aux fourneaux

Dans le milieu, on le surnomme « Monsieur 100 000 volts ». Christophe Michalak a enchaîné les adresses prestigieuses :

  • Le Negresco à Nice (1993–1995),
  • Fauchon aux côtés de Pierre Hermé,
  • puis quinze ans à la tête de la pâtisserie du Plaza Athénée à Paris, auprès d’Alain Ducasse.

En 2005, il décroche le titre de Champion du monde de pâtisserie, ce qui le propulse au rang de référence internationale. Il fonde ensuite sa propre maison, Michalak, qui comptera jusqu’à 10 boutiques à Paris, 6 franchises au Japon et 150 collaborateurs.

Mais en 2026, le chef prend un virage inattendu : il cède intégralement son entreprise à la société Kresk et annonce un énorme break. Objectif : se recentrer sur l’essentiel, parcourir la France à vélo électrique, rencontrer des jeunes pâtissiers, des producteurs de terroir, cuisinier pour les gens qu’il aime et partager tout cela sur les réseaux.

Entre deux étapes, il fait une halte très symbolique : Saint‑Tropez, pour présider le concours de la meilleure tropézienne.

Michalak et la tropézienne : une longue histoire

La tarte tropézienne occupe une place à part dans son panthéon sucré. Au Plaza Athénée, il avait développé le concept des gâteaux au mètre : des tartes de 60 cm de long, à découper selon son appétit, déclinées en Paris‑Brest, baba au rhum, millefeuille… et bien sûr tropézienne.

Pour lui, cette brioche plate, fine, jamais sèche, généreusement garnie de crème, fait partie des 10 pâtisseries préférées des Français. Il avoue qu’à 52 ans, il peut encore « péter un plomb et fondre pour elle ». Il en a d’ailleurs livré une version revisitée dans un livre publié en 2016 pour les 60 ans de la tarte tropézienne, préfacé par Brigitte Bardot et réunissant les recettes de grands chefs (Marc Veyrat, Yannick Alléno…).

Lorsqu’on lui demande s’il voit la tropézienne comme l’incarnation du Sud, il ne tergiverse pas : totalement. Il aime sa gueule rustique : ronde, poudrée de sucre, remplie de crème. « C’est un appel au crime cette pâtisserie ! », résume‑t‑il.

Un dessert aussi simple en apparence que difficile à maîtriser

Derrière son allure généreuse et régressive, la tropézienne est un dessert technique, surtout si l’on cherche la “quintessence” selon Michalak :

  • la brioche doit rester fine, moelleuse, jamais sèche ;
  • la crème mousseline demande une grande précision.

Cette fameuse crème est un mélange délicat de crème pâtissière, crème au beurre et crème montée. Pour obtenir un résultat léger et aérien, il faut la “chouchouter” : si l’émulsion se rompt, elle “grène” et la texture est ruinée.

Pour lui, la vraie difficulté est là : marier la générosité et la précision. La tropézienne doit rester lisible, pas surchargée de techniques modernes, mais exécutée avec un niveau d’exigence très élevé sur la texture et les matières premières.

Peut‑on réinventer la tropézienne à l’infini ?

L’homme qui a imaginé 700 variantes de sa tarte Fantastik en deux ans sait de quoi il parle en matière de créativité. Peut‑on en faire autant avec la tropézienne ?

Sa réponse : oui, mais avec des limites. On peut :

  • jouer sur la forme (carrée, triangulaire, individuelle…) ;
  • varier les parfums : remplacer la fleur d’oranger par du néroli, du yuzu, du chocolat, etc.

En revanche, elle doit garder une “tête” de tropézienne. Quand on la goûte, elle doit déclencher une émotion immédiate, comme dans la scène culte de Ratatouille : une bouchée, et d’un coup, tout devient plus léger, les souvenirs remontent, entre moelleux, douceur, légère acidité et jeu de textures.

Pour Michalak, son métier de pâtissier se résume à ça : créer des émotions.

Une pâtisserie d’hier, une vision très actuelle

Créée en 1955, la tarte tropézienne a traversé plus de 70 ans d’évolution de la pâtisserie. Aujourd’hui, la jeune génération de chefs a pris conscience des enjeux de santé et de naturalité :

  • réduire le sucre superflu,
  • travailler des matières premières plus saines,
  • alléger les crèmes,
  • rester fidèle à la tradition tout en étant en phase avec son époque.

Selon Michalak, si l’on veut faire une tropézienne classique, il faut :

  • être irréprochable sur la base brioche + crème mousseline ;
  • choisir des produits propres, de qualité ;
  • proposer un gâteau qui “fait du bien”, pas seulement joli et gourmand.

Un concours très sélectif et un jury de haut vol

Pour cette 3ᵉ édition du concours de la meilleure tropézienne, l’enthousiasme était au rendez‑vous :

  • une vingtaine de candidatures reçues,
  • des jeunes pâtissiers et pâtissières très sérieux,
  • des profils venus de Provence, de Paris, de Bourgogne et d’ailleurs.

Michalak souhaitait douze finalistes ; il a dû se résoudre à n’en garder que huit, tant le niveau était élevé. Il dit avoir été bluffé par la qualité et la précision des dossiers, bien au‑delà de ce qu’il imaginait.

Pour goûter et départager ces créations, il s’est entouré d’un jury d’amis et de pointures :

  • Pascal Lac, figure de la pâtisserie niçoise ;
  • Lilian Bonnefoi, installé à Antibes avec plusieurs boutiques ;
  • Julien Dugourd, pâtissier brillant basé sur la Côte d’Azur ;
    et d’autres professionnels de la région.

Le tout sera animé par Mercotte, bien connue des amateurs de pâtisserie télévisée.

Un nouveau chapitre pour Michalak

En toile de fond, ce concours s’inscrit dans un moment charnière de la vie du chef. Après avoir vendu 100% de son entreprise, il assume un choix rare dans le milieu :

  • “faire un énorme break” à 52 ans ;
  • profiter de sa liberté pour faire le tour de France en vélo électrique ;
  • s’arrêter chez des jeunes pâtissiers, des producteurs, des artisans ;
  • cuisiner, échanger, créer des recettes et les partager.

Plus de palace, plus de réseau de boutiques à gérer au quotidien : juste un chef qui retourne à l’essentiel de son métier et de sa passion.


Les Chefs à Saint‑Tropez fêtent les producteurs

  • Dates : du 2 au 4 mai, place des Lices
  • Concours de la meilleure tropézienne 2026 : samedi 2 mai à 15h30
  • Président du jury : Christophe Michalak
  • Animation : Mercotte
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Passionné de cuisine et de nutrition, j’explore chaque jour de nouvelles recettes équilibrées. J’aime comprendre comment les aliments influencent notre santé et je partage mes découvertes pour aider à mieux manger, sans se priver.

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