L’huile d’olive reste un incontournable des cuisines françaises, mais son image santé ne suffit plus à faire oublier les interrogations qui l’entourent. Entre la hausse des prix et les soupçons de contamination, le dernier éclairage relayé par 60 Millions de consommateurs rappelle qu’un simple filet d’huile peut cacher des écarts importants selon les marques et les procédés de fabrication.
L’enquête citée par Le Parisien a passé au crible 22 huiles d’olive vierge extra vendues en grandes surfaces. Verdict : toutes contiennent des plastifiants de type phtalates ainsi que des hydrocarbures issus d’huiles minérales, avec des niveaux très variables d’une bouteille à l’autre. Dans ce contexte, trois références se démarquent et servent surtout de repères utiles au consommateur.
Les trois huiles qui sortent du lot
La mieux notée du panel est H de Leos Vierge Extra Fruité Vert, avec une note de 15,4/20. Son positionnement est clairement premium, avec un prix d’environ 59,2 € le litre, mais le magazine la présente comme l’une des huiles les moins chargées en hydrocarbures.
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Deuxième référence mise en avant : Puget, origine France, huile d’olive vierge extra, qui obtient 14,6/20 et un Nutri-Score B. Son intérêt tient à un profil jugé plus rassurant, avec un seul plastifiant détecté et peu d’hydrocarbures, pour un prix situé autour de 31,7 € le litre.
Troisième choix : Costa d’Oro Bio Riserva Biologica, une huile vierge extra italienne certifiée bio, notée 14/20. Elle se distingue par l’absence de MOAH détectable et un unique plastifiant en faible quantité, pour un coût voisin de 20 € le litre.
Ce que disent les autorités sanitaires
Les substances repérées par les tests ne sont pas anecdotiques. L’ANSES rappelle que les huiles minérales alimentaires, appelées MOH, se composent de MOSH et de MOAH, et peuvent migrer vers les aliments depuis les emballages. L’agence précise que certains MOAH sont génotoxiques et mutagènes, tandis que les MOSH peuvent s’accumuler dans le foie et le système lymphatique.
Le message des autorités est donc clair : réduire l’exposition au maximum, surtout pour les MOAH. C’est précisément ce qui explique l’intérêt de ces classements comparatifs, qui permettent d’écarter les huiles les plus exposées et de mieux orienter l’achat.
Comment choisir au rayon
Même sans viser le top 3, quelques réflexes simples peuvent faire la différence. La première règle consiste à choisir une huile d’olive vierge extra clairement identifiée sur l’étiquette, car c’est la seule catégorie retenue dans ce type de test.
Il faut aussi regarder l’origine. Une provenance nette, comme la France, l’Italie ou l’Espagne, est préférable à un vague mélange “UE et hors UE”, beaucoup moins transparent.
Enfin, il reste utile de varier ses matières grasses plutôt que de tout miser sur une seule huile. L’huile d’olive conserve ses atouts nutritionnels, mais elle gagne à être utilisée de façon ciblée, par exemple pour l’assaisonnement, tandis que d’autres huiles comme le colza ou la noix peuvent compléter l’équilibre au quotidien.
Une lecture utile pour les consommateurs
Au fond, cette enquête ne condamne pas l’huile d’olive. Elle rappelle surtout qu’un produit jugé sain peut présenter des écarts notables selon la marque, l’origine et le conditionnement. Pour le consommateur, l’enjeu n’est pas de renoncer, mais de choisir plus lucidement.
H de Leos, Puget et Costa d’Oro offrent ainsi trois profils différents : une huile plaisir haut de gamme, une option française du quotidien, et un compromis plus accessible. Dans un rayon souvent opaque, ce trio permet déjà de reprendre un peu de contrôle sur un achat devenu plus sensible qu’il n’y paraît.






