Les lasagnes de courgettes sont une alternative légère aux lasagnes classiques, où des lamelles de courgettes grillées remplacent les feuilles de pâtes. Garnies de ricotta, mozzarella, parmesan et sauce tomate, elles offrent un gratin fondant, parfumé et riche en légumes.
Il y a des plats qu’on invente par nécessité. Un soir sans pâtes dans le placard, des courgettes qui attendent dans le frigo, et cette idée qui arrive naturellement. Et si les courgettes remplaçaient les feuilles de lasagnes ? Le résultat est plus léger, plus frais, avec ce parfum de basilic et de tomate qui traverse tout le plat. On ne cherche pas à imiter les lasagnes classiques. On fait autre chose, et c’est très bien comme ça.
Les courgettes : dégorgées, grillées, pas crues
C’est l’étape que tout le monde saute et qui fait toute la différence. Une courgette crue dans un gratin rend énorme quantité d’eau pendant la cuisson. Le plat se noie, la sauce tomate se dilue, les couches s’effondrent à la découpe. On ne saute pas cette étape.
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On coupe à la mandoline ou à l’économe en longues lamelles fines et régulières, deux millimètres d’épaisseur. La régularité garantit une cuisson homogène. On sale légèrement, on laisse dégorger dix minutes sur du papier absorbant. L’eau sort, on tampon avec du papier absorbant, et on grille les lamelles une à deux minutes de chaque côté dans une poêle avec un filet d’huile d’olive. Pas pour les cuire complètement, pour éliminer l’excès d’eau restant et leur donner une légère coloration. Elles finiront de cuire au four.
La garniture : ricotta, parmesan, ail
Ricotta bien égouttée dans une passoire trente minutes avant de commencer. L’humidité de la ricotta s’ajoute à celle des courgettes, elle peut détremper le plat si on ne la contrôle pas. On mélange ensuite à la fourchette avec le parmesan râpé, l’ail haché finement, sel et poivre. On goûte, on rectifie. La garniture doit être bien assaisonnée, légèrement salée, avec le parmesan qui ressort franchement.
La sauce tomate : concentrée, pas liquide
Une sauce tomate trop liquide dans ce plat, c’est un désastre. Avec l’eau résiduelle des courgettes, le plat va se noyer. On choisit une sauce tomate épaisse, bien réduite. Si elle semble trop liquide, on la fait réduire de cinq minutes dans une casserole avant d’assembler. Une pincée de sucre si les tomates sont trop acides, basilic froissé dedans, sel, poivre.
Le montage : sauce au fond, courgettes, ricotta, mozzarella
Couche de sauce tomate au fond du plat, elle empêche les courgettes de coller et les nourrit par le bas. Lamelles de courgettes grillées disposées en couche régulière, mélange ricotta par-dessus, mozzarella déchirée à la main. On recommence jusqu’en haut du plat. On termine par la sauce tomate, la mozzarella et le parmesan râpé.
180 °C, trente à trente-cinq minutes. Le dessus doit être doré, avec ces petites taches brunes qui sentent le fromage grillé. Cinq minutes de repos avant de couper, les couches se stabilisent, la découpe est nette. Basilic frais posé au dernier moment, il noircirait au four.
Petits doutes, grandes réponses
- Le plat est trop liquide ? Les courgettes n’ont pas été suffisamment dégorgées et grillées, ou la sauce tomate était trop liquide. Ces deux étapes ne se négocient pas.
- Les couches s’effondrent à la découpe ? Le plat n’a pas assez reposé. Cinq minutes minimum avant de couper, les couches se stabilisent.
- Peut-on préparer à l’avance ? Oui, monté la veille et conservé au frigo cru. On enfourne le jour même en ajoutant cinq minutes de cuisson.
- Peut-on ajouter de la viande ? Une couche de bolognaise entre les courgettes et la ricotta fonctionne très bien. On reste sur le même principe de montage.






