Un foyer sur trois possède désormais un airfryer, selon le Gifam. La friteuse à air chaud tient ses promesses sur la matière grasse, mais pas sur tout. Texture, capacité, temps de cuisson, consommation : voici ce qu’elle fait moins bien qu’une friteuse classique ou qu’un four.

L’appareil a conquis les cuisines en quelques années. D’après le Gifam, le groupement des marques d’appareils pour la maison, un foyer français sur trois possède aujourd’hui un airfryer. La promesse est séduisante : des frites, des nuggets ou des légumes rôtis avec peu ou pas d’huile, et un appareil plus simple à entretenir qu’une friteuse. L’absence de bain d’huile réduit généralement la matière grasse ajoutée, même si le bilan nutritionnel dépend toujours des aliments préparés.

Sur ce point, le contrat est rempli. Pas de bain d’huile à changer, moins d’odeurs de friture dans la maison, et un risque de brûlure par projection d’huile nettement réduit. Mais à l’usage, plusieurs limites apparaissent, que l’association Que Choisir a détaillées dans son analyse des friteuses à air chaud.

Une texture qui ne vaut pas la vraie friture

Premier point faible : pour le goût, la texture et le croustillant, la friteuse à huile reste difficile à battre. Les aliments cuits à l’air chaud peuvent sortir moins croustillants et moins appétissants à l’œil, y compris les frites, qui restent le plat emblématique de l’appareil.

Le temps joue aussi contre l’airfryer pour certains aliments. Là où une friteuse classique saisit en quelques minutes, la cuisson à l’air chaud peut s’étirer davantage. Pour une grande tablée, il faut parfois enchaîner plusieurs fournées, ce qui allonge encore la préparation.

Un panier vite trop petit

La capacité est souvent limitée. Les petits modèles conviennent à une ou deux personnes, les grands à une famille, mais ils prennent alors beaucoup de place sur le plan de travail. Les formats encombrants posent problème dans les modèles à tiroir : quiches, tartes et pizzas y entrent mal. Les plats en sauce ou liquides peuvent être cuits ou réchauffés dans un récipient compatible, mais pas versés directement dans un panier perforé non conçu pour cet usage.

Que Choisir relève deux autres défauts. La soufflerie fait du bruit pendant toute la cuisson. Et certains plats sont difficiles à sortir des tiroirs, avec un risque de brûlure au moment de les extraire.

Des économies d’énergie à vérifier

Un airfryer peut consommer moins d’électricité qu’un four traditionnel, notamment pour de petites portions, grâce à son volume réduit et à son préchauffage rapide. Mais l’économie dépend de la recette, de la capacité de l’appareil et du nombre de fournées nécessaires. Pour une grande tablée, l’avantage peut donc diminuer.

L’appareil coûte aussi plus cher à l’achat qu’une friteuse classique, tout en restant moins cher qu’un four encastrable. Pour Que Choisir, l’airfryer est un compromis plutôt qu’une révolution. Il ne remplace ni la friteuse pour les puristes de la friture, ni le four pour les repas de famille, mais il trouve sa place en complément, surtout dans les petits foyers et pour une cuisine rapide.

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Passionnée de cuisine et de nutrition. J’aime partager mes recettes gourmandes, mes astuces pour cuisiner sainement et mes conseils pour préparer des repas équilibrés, rapides et savoureux. Mon objectif est de vous aider à profiter pleinement de chaque moment passé en cuisine.

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